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Le bouddhisme au Népal

La plupart des Népalais sont hindouistes et une partie d'entre eux sont bouddhistes. Parfois, ils sont à la fois hindouistes et bouddhistes. Ici, les religions ne sont pas séparées : bouddhisme et hindouisme se côtoient et se pratiquent conjointement. Au Népal, il y a aussi des Musulmans et des Chrétiens, mais ils ne sont pas très nombreux. A Katmandou, on trouve principalement des sanctuaires hindouistes et des temples bouddhistes. Il y a aussi quelques églises et une mosquée.

Les bouddhistes suivent l'enseignement du Bouddha, dont le nom signifie 'l'Eveillé'. Né vers 560 avant Jésus-Christ à Lumbini, une ville qui se trouve maintenant au Népal, il s'appelait alors Siddharta Gautama. Fils de roi, il vivait dans un palais et n'avait jamais vu ni la pauvreté ni la souffrance. A 29 ans, il sortit pour la première fois de la demeure royale et découvrit la réalité extérieure. Il rencontra un malade, un mort et un mendiant. Il comprit alors que la souffrance faisait partie de la vie. Il rencontra aussi un moine mendiant et décida de chercher la vérité à sa manière. Il réfléchit pendant plusieurs années et essaya plusieurs techniques. Enfin, il se mit à méditer pour trouver la vérité absolue, l'Illumination. Il comprit alors que nous étions malheureux parce que nous nous voulions posséder des choses que nous n'avions pas. Pour ne plus être malheureux, il fallait donc ne plus vouloir posséder de choses extérieures à nous, comme des objets, ou des personnes. Pour les bouddhistes, il est important de trouver la paix et la tranquillité a l'intérieur de soi, en méditant, c'est-à-dire en réfléchissant en silence ou en récitant des prières. Le Bouddha n'est pas le dieu des bouddhistes, il est un exemple à suivre.

Pour les bouddhistes, tout être vivant est sacré : il ne faut tuer aucun animal, même pas un moustique. Les bouddhistes ne font donc jamais de sacrifice d'animaux, contrairement aux hindouistes.

Une journée dans une école bouddhiste

A l’Ouest de Katmandou, le monastère Sangye Chholing accueille de jeunes moines pour les former à la vie monastique bouddhiste. Les novices ont parfois moins de 10 ans. Comme Ngawang Gyaltshen, ils sont souvent originaires de villages de l’Himalaya, car la spiritualité bouddhiste y est plus ancrée que dans les autres régions du Népal.

Ngawang a 14 ans. Il est arrivé au monastère il y a trois ans. Comme les autres moinillons, il se réveille tous les matins à 4h45. Sa journée est partagée entre temps de prière et temps d’étude. Ngawang doit apprendre par cœur les mantras (prières) en langue tibétaine. Au fil de la journée, sous la tutelle de moines plus expérimentés, il s’exerce au dessin, à la musique, à la danse ou à l’écriture des mandalas, représentations géométriques et astrologiques de la voie menant à l’Illumination. Les après-midi sont consacrées à l’apprentissage du népalais, de l’anglais et des mathématiques. Après le dîner, le jeune moine reste en salle d’étude jusqu’à 21h45, heure à laquelle lui et ses camarades peuvent regagner leur dortoir.

Depuis son arrivée au monastère, Ngawang n’a pu sortir qu’en de très rares occasions et toujours en compagnie des autres moines. Dans un an, au terme de sa première période d’initiation, il bénéficiera de deux semaines de vacances et pourra rendre visite à sa famille.