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Jour après jour / semaine 2
Du 13 au 19 octobre

Nous nous déplaçons souvent à pied : cela nous permet de découvrir la ville lentement. Au Népal, on roule à gauche. Il n'y a pas autant de voitures qu'en France, mais il y a beaucoup de motos. Sur la même moto peuvent monter jusqu’à quatre personnes : le père conduit ; devant lui un enfant tient fermement le guidon ; la mère est derrière et un autre enfant est installé entre eux. Pour les transports en commun, ce sont les bus, et également des auto-rickshaws : de petites camionnettes à trois roues dans lesquelles peuvent entrer de dix a quinze personnes. Quant aux rickshaws, ce sont des vélos sur lesquels sont fixés un chariot à deux roues. Deux ou trois personnes s'assoient à l'arrière et le conducteur pédale pour les emmener où ils souhaitent. On peut également emprunter des taxis.

Lundi, nous rendons visite aux sadhus du temple de Pashupatinath. Hanuman Baba nous invite a le suivre au temple de Rama ou vivent les 'hommes saints', représentants du dieu Shiva. (voir fiche 'L'hindouisme au Népal').

Mardi matin, nous nous rendons sur le chantier ou un groupe d'hommes et de femmes terminent le revêtement de quelques centaines de mètres de route. L'un d'entre eux nous parle de leur travail, de leurs conditions de vie. Leur ouvrage ici est terminé : ils plient bagage et prennent la direction d'un nouveau chantier. Dans l'après-midi, nous retournons dans un temple hindouiste situé derrière le sanctuaire de Pahupatinath: des musiciens et des chanteurs se succèdent pour interpréter de la musique traditionnelle. A 18h pile, une jeune femme est brusquement interrompue dans son interprétation musicale par une coupure de courant.

Nous consacrons la journée de mercredi à travailler, sur les photos déjà prises pour Michel, à la rédaction de textes pour moi. Nous nous rendons sur Internet pour mettre textes et photos sur le site et pour répondre aux questions postées par les enfants sur le forum.

Jeudi, nous retournons au monastère bouddhiste Buddha Darma. Le moine responsable est absent : il assiste à une cérémonie commémorative en l'honneur de la mère d'un lama décédée la semaine dernière. Nous le retrouvons quelques centaines de mètres plus bas, dans un autre monastère. La cérémonie terminée, nous retournons au monastère Buddha Darma. Lopen Serapf (Maître Serapf) nous détaille la journée des moines. Puis nous pouvons interroger un jeune moine de 14 ans sur son expérience personnelle (voir prochainement sur la fiche 'Le bouddhisme au Népal).

Vendredi, nous sortons de la capitale pour rejoindre l’école publique Shree Sunthakhan secondary (niveau primaire et collège), au milieu des champs, des collines, de la poussière et du soleil. Nous y retrouvons Som Nath Niroula, népalais et professeur d’anglais. Nous l’avions rencontré en compagnie de sa femme et de leur fils, la semaine dernière dans un auto-rickshaw. Pendant que Michel prend des photos des enfants et de l’école, je suis réquisitionnée pour parler de la France et du système scolaire français à une soixantaine d’élèves et aux professeurs de l’école.
En début d’après-midi, Krishna nous amène voir une fabrique de tapis, dirigée par l’un de ses amis. Une quarantaine de personnes y travaillent. Elles vivent, avec leurs familles, dans des petits logements de tôles ondulées, sur leur lieu de travail. Nous y reviendrons.
Le soir après 18h, il fait nuit. Dans Thamel, le quartier touristique de Katmandou, plusieurs boutiques sont équipées de groupes électrogènes. Une partie du chemin que nous empruntons pour regagner notre hébergement est plongée dans l'obscurité. Poissons et piments continuent à se vendre à la lueur d'une bougie. La lumière des phares découpe les silhouettes des passants. Les rickshaws actionnent leur trompette pour se frayer un passage au milieu des motos, des vélos, des passants et des quelques voitures.

Samedi est le jour férié des Népalais. Nous mettons à profit cette journée pour travailler sur nos reportages.

Dimanche, je retournerai avec Krishna à l'école de Shree Sunthakhan, pour prendre le temps de discuter avec les élèves et assister, si possible à quelques cours.

Aurore